Omah Lay, le dialogue de Soheib et Faal
Crédits photo Abel Constant
Lorsque j’ai rejoint la rédaction de ce webzine, j’ai eu le plaisir de réaliser mes premiers écrits sur deux artistes dont le travail résonnait déjà comme une évidence à mes oreilles. Alors, quelle belle surprise de voir qu’un featuring ait fini par naître entre eux le 23 janvier dernier.
Omah Lay est la rencontre de deux univers hérités d’un parcours entre jazz et rap qui s’accordent avec justesse. D’un côté, le saxophone envoûtant de Soheib, de l’autre, la voix de FAAL, que l’on connaissait jusqu’ici pour ses textes incisifs, portés par des productions puissantes. Sur ce morceau, l’artiste opère un virage subtil : un timbre plus doux, une approche mélodique affirmée, sans jamais renier la profondeur de sa plume. Une nouvelle preuve qu’il n’a pas fini de surprendre.
Le texte de FAAL, presque autobiographique, se distingue par une mélancolie maîtrisée. Il nous ramène à une époque où l’évolution n’était pas un choix, mais une nécessité. Celle de se dépasser, de s’en sortir seul, coûte que coûte. La production accompagne ce récit avec finesse, soutenant le propos sans jamais l’écraser, laissant l’émotion respirer.
Et puis vient Soheib. Son saxophone agit comme un fil conducteur, particulièrement au moment du refrain, où il transporte littéralement l’auditeur. Fidèle à sa démarche artistique, il insuffle à Omah Lay cette sensibilité organique. Son souffle harmonise l’ensemble avec élégance, donnant au morceau une dimension presque cinématographique.
Ce titre sonne alors comme une évidence : la rencontre de deux artistes animés par la même sincérité, chacun apportant sa part d’intime. Omah Lay n’est pas seulement un featuring réussi, c’est un dialogue entre deux identités fortes, une parenthèse sensible où la musique devient un espace de vérité.
Un morceau à écouter les yeux fermés, pour mieux en ressentir chaque nuance.
