Graou (2025): Miki enflamme la scène française de l’électro-pop !
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Miki fait résonner le « Graou (2025) » en nous proposant une façon très contemporaine d’entrer en musique : elle ne prend pas la peine de sonner ou de s’annoncer. Sa voix arrive comme une pensée qui déborde, une phrase anecdotique qui finit par s’imposer. C’est peut-être là que réside la singularité de son univers… La proximité immédiate, presque troublante, nous donne l’illusion que l’artiste chante depuis la pièce d’à côté. Mikaela Helena, de son vrai nom -sans Particule-, fera suinter de coolitude Le Bikini (Ramonville) lors d’un petit date posé, le 18 février 2026 ! Attention, on est sur du Scorpion ascendant scorpion !
L’album de Miki se déploie ainsi, dans une continuité sensible, comme un carnet dont on tournerait les pages sans vraiment s’en rendre compte. Chaque morceau prolonge le précédent, non par répétition mais par écho. Musicalement, l’électro-pop de Miki avance avec retenue : les beats sont nets mais jamais écrasants, les synthés s’installent dans une forme de clair-obscur, laissant respirer la voix et, surtout le texte. Rien ne déborde, tout est à sa place. La chanteuse manie avec préciosité un esthétisme de l’équilibre qui effleurerait la pudeur. Mais, cette retenue musicale accompagne un rapport très frontal à l’écriture. Miki inflige au papier ce qu’inflige notre voix à nos tympans post saynète, car « le théâtre, c’est la vie » (Coucou Alfred !). Les mots de l’artiste sont simples, tantôt français tantôt coréens, parfois bruts, mais toujours chargés d’un sous-texte émotionnel dense. Mikaela Helena évoque les relations, le désir, les doutes, la construction de soi, sans détour inutile. Elle nous offre des phrases, sans grandes métaphores, mais dotées d’une grande justesse, qui scandent l’incertitude, la vulnérabilité, les zones grises. Son écriture ne cherche pas à séduire, mais à être vraie, bien dans ses graphèmes. Miki pourrait évoquer Billie Eilish dans cette manière de faire beaucoup avec peu, ou à Angèle pour cette capacité à dire l’intime sans pathos. Elle avance à sa manière, avec une sincérité désarmante, presque documentaire: bienvenue sur la page électro-pop de Mikipédia.
Le 18 février, au Bikini, Miki pourra donner chair à ses morceaux déjà très incarnés, les faire vibrer autrement, dans un rapport direct avec le public. Un concert comme un prolongement naturel de l’album : sans artifice, mais avec intensité. Avec Miki, ça déménage !
2k26 bises,
