Interview avec Guilherme « J’aimerais aussi dire qu’on a le droit à la folie, on a le droit d’être extraverti, oser faire les choses et en mettre plein les yeux. S’assumer comme on est et ne pas avoir peur de se montrer. »

Guilherme, artiste toulousain, nous parle de son expérience et de prestation remarqué (et remarquable !) dans la nouvelle saison de The Voice !

crédit photo : TF1/ITV

Introduction

Opus : Salut Guilherme ! Trop contente de pouvoir échanger avec toi aujourd’hui ! Avant de rentrer dans le vif du sujet et parler de toutes les belles choses qui t’arrivent en ce moment : est-ce que tu pourrais te présenter un peu ?

Guilherme : Salut ! Trop content aussi de discuter avec toi ! Alors moi c’est Guilherme, j’ai 22 ans, je viens de Toulouse du coup et ça fait plusieurs années que je fais de la musique. J’ai fait une licence en musicologie et puis ensuite comme beaucoup ici j’ai mené la vie d’artiste entre petits boulots et musique.

Opus : Comment tu décrirais ton style musical ?

Guilherme : Je m’inspire beaucoup des grandes divas des années 90 style Whitney Houston ou Jill Scott… Mes influences sont plutôt dans la Soul, le Funk, le Rnb et la Pop. J’ai toujours été impressionné par la puissance et la technique vocale de ces artistes, les différentes nuances, textures… Je n’ai pas la chance de savoir jouer d’un instrument alors c’est ma voix que je considère comme un véritable instrument. Donc j’ai toujours cherché à perfectionner ma technique vocale.

Opus : Et est-ce qu’on peut écouter un aperçu de ce que tu fais ?

Guilherme : Oui ! J’ai deux morceaux disponibles sur les plateformes pour l’instant, et je travaille en permanence sur de nouvelles choses même si beaucoup de choses s’enchaînent en ce moment !

Les prémices

Opus : Effectivement tout s’accélère pour toi ces derniers temps puisque on a pu te découvrir il y a quelques jours dans les auditions à l’aveugle de la saison 15 de The Voice ! Un passage remarqué et remarquable autant pour le public que pour les coachs visiblement, c’est ouf !! Mais alors comment on se sent quand on est soudainement contacté par The Voice ?

Représentation de Starmania

Guilherme : Franchement hyper honoré, je ne m’y attendais pas du tout ! À la période où j’ai été approché je venais de finir les représentations de Starmania, la comédie musicale que nous avons revisité avec des étudiants de l’UT2J (Université Toulouse Jean Jaurès). On avait plusieurs représentations en début d’été qui ont été un grand succès ! C’était déjà hyper formateur et encourageant en tant qu’artiste émergent, et puis j’ai été contacté juste après tout ça, à ma plus grande surprise !

Opus : Qu’est ce que ça représente pour toi cette prise de contact ?

Guilherme : Pour moi, faire The Voice, ça veut dire qu’on est déjà un minimum construit artistiquement, surtout vocalement puisque c’est quand même “La Voix” !

Être repéré pour cette émission m’a donné une vraie légitimité que j’avais longtemps remise en question. L’aventure Starmania était incroyable j’ai passé des moments inoubliables avec toute la troupe, mais être vu en solo par la production The Voice ça m’a beaucoup touché et encouragé en tant que petit artiste, à poursuivre mes ambitions.

Opus : Tu m’étonnes ! C’est trop cool d’être validé par des professionnels du milieu ! Un arrangement de « Pas de Boogie Woogie » c’est quand même risqué comme proposition ! Pourquoi ce choix ?

Guilherme : Je voulais créer un effet de surprise avec un morceau que tout le monde connaît, mais dans une ambiance totalement différente. L’idée, c’était de le moderniser et d’y mettre ma touche personnelle. Comme dans Starmania, où j’ai eu la chance d’interpréter un rôle principal (à l’origine celui de Balavoine quand même !) revisiter le morceau m’a permis de m’affirmer et de m’approprier le personnage. C’est ce que j’ai voulu refaire à The Voice avec ce titre.

Le côté plus soul m’a permis d’y apporter mon univers. C’était un choix risqué, mais je voulais marquer les esprits dès le début, jouer la carte du « showman » et montrer que j’assure sur scène. C’est un morceau qui permet d’exprimer la voix au maximum, et franchement, je suis trop content du résultat et des retours sur ma prestation !

Les Auditions à l’aveugle

Opus : C’est clairement une prestation que l’on n’oubliera pas ! Et les coachs alors, ils sont comment en vrai ?

Guilherme : Ils sont très gentils !! Déjà ils se sont retournés tous les quatre c’est juste fou !

Leurs retours étaient hyper pertinents, et puis on voit tout de suite qu’ils ont envie d’accompagner les talents qu’ils sélectionnent. Ils sont très bienveillants et personnellement ça a été un honneur pour moi de me sentir vu, reconnu et validé par des artistes quand même emblématiques de la musique en France. C’est le genre de chose en tant que petit artiste qui me fait me sentir légitime de faire ce que je fais et qui motive à ne rien lâcher. (Lara Fabian dans mon cœur!!)

crédit photo : TF1/ITV

Opus : Dis nous tout, comment c’était les auditions à l’aveugle ? Pourquoi Tayc ?

Guilherme : L’attente avant mon passage était hyper longue, j’avais trop hâte d’y aller et de tout donner ! On ne découvre le plateau qu’à partir des répétitions quelques jours avant l’audition et on a donc peu de temps pour se mettre en condition. Mais c’est aussi la magie du truc ! Parce que le jour J on est vraiment dans l’euphorie du moment !

Une fois sur scène le stress est parti, c’était mon moment, et il ne restait que du bon stress. On a que quelques minutes pour montrer ce dont on est capable donc je comptais bien me donner à fond !

Pour le choix de coach, depuis le début je voulais choisir Tayc. Que ce soit artistiquement, musicalement ou scéniquement avec son côté showman que je trouve dingue, c’est vraiment l’artiste qui me parle le plus. Même en terme d’influences on tend vers des genres musicaux similaires, et puis il fait partie des artistes dont la carrière m’inspire et où j’ai l’ambition d’un jour atteindre ce niveau de carrière et d’identité artistique.

crédit photo : TF1/ITV

Opus : Il faut le dire ton passage était quand même plein de rebondissements !

Guilherme : C’est clair ! Il s’est passé tellement de choses et tout est allé très vite ! Déjà les quatre coachs qui se retournent, ma chute ridicule aussi ne l’oublions pas ! Puis Lara Fabian qui bloque Tayc, je me retrouve dans un plaidoyer pour expliquer pourquoi je voulais rejoindre son équipe, et puis exceptionnellement avec autorisation de la prod, retournement de situation : Tayc est débloqué !

En quittant le plateau après mon passage j’étais dans un état d’extase immense, et quand la pression est retombée, j’ai fondu en larmes. Entre le stress, la concentration et la joie d’entendre les retours des coachs, c’était hyper intense… et puis juste de réaliser que je continuais l’aventure en fait c’était fou !

Toulouse

Opus : Étant toulousain, désormais remarqué par la capitale, est-ce que tu considères que la scène locale t’as apporté des choses dans ta construction en tant qu’artiste ?

Guilherme : Évidemment ! Toulouse m’a permis d’en arriver là et j’ai énormément de personnes à remercier et moments de vie dont je suis reconnaissant. Ça va être la session remerciements en fait cette question ! C’est à Toulouse que j’ai fait mes premières scènes, notamment avec des assos comme le Flash Festival ou LaPlanque. Il y a aussi Starmania, la comédie musicale étudiante dont je parlais, qui m’a énormément appris et donné confiance en moi avant The Voice.

Pour les auditions à l’aveugle je suis trop content d’avoir pu ramener en family room ma prof de licence Mylène Dubiau qui a toujours cru en moi et m’a toujours soutenu, il y a aussi mes profs de chant, Roselyne Heuze et Julie Liébon qui m’ont beaucoup appris. Alexandre Ducros m’a aidé sur l’arrangement du morceau et m’accompagnait au piano sur scène. La boutique Suzon m’a permis de trouver cette tenue de fou pour l’occasion !

Et plein d’autres personnes, amis, artistes qui m’ont énormément aidés, accompagnés et soutenus, certains même depuis le tout début comme Simon Bonnemort, Atsé, Anna Lecerf, Ouriel… Et puis plus généralement mon entourage toulousain, toute la scène émergente locale avec qui j’ai créé des liens ; Heyma, Isaure, Chloëmoi… Toutes ces personnes ont contribué à construire l’artiste que je suis aujourd’hui.

Je ne sais pas encore vers quoi mon apparition dans The Voice me mènera (et puis je dois bien garder quelques secrets ! ) mais sans tous ça, sans tous ces gens ça aurait certainement été différent.

Ambitions

crédit photo : TF1/ITV

Opus : Qu’est ce que tu aimerais apporter avec ta musique désormais ?

Guilherme : Je trouve qu’il manque parfois d’énergie et de groove dans la musique actuelle, un côté à la Bruno Mars ou Raye par exemple. Moi, j’ai envie d’apporter ça : plus d’instruments, plus de show, des concerts où on en prend plein les yeux.

J’aimerais aussi dire qu’on a le droit à la folie, on a le droit d’être extraverti, oser faire les choses. On l’a vu avec Théodora dont l’extravagance et l’énergie sont la force, elle a ramené et mis en lumière quelque chose de super cool dans la musique en France. Il faut oser en mettre plein les yeux, s’assumer comme on est et ne pas avoir peur de se montrer.

Et puis j’espère que cette aventure ouvrira la porte à des opportunités qui me permettront de vivre de ma musique, ce qui m’anime. Et j’aspire à contribuer d’une certaine manière à mettre en lumière les talents de villes comme Toulouse. J’aimerais que les producteurs et professionnels du milieu se penchent davantage sur ces villes, parce qu’ici des talents il y en a énoooormément !

Opus : Merci pour cet entretien super intéressant, c’était un plaisir d’échanger avec toi ! On espère te retrouver bientôt pour voir comment les choses auront évolué pour toi dans quelques mois, peut-être aurons-nous la chance de t’avoir dans La Pause Jaune, qui sait…

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Si l’on dit souvent que le talent n’a pas d’âge, l’amour de la musique et celui de l’écriture n’en ont pas non plus ! A peine deux décennies de vie derrière elle, Nina écoute tout le temps des chansons, et quand elle n’en écoute pas elle en cherche, en partage et lit des interviews sur des artistes qu’elle affectionne.
Désormais, elle en parle aussi dans Opus et vous pourrez lire ses brèves oscillant entre rap, pop et chanson à l’accent rap...