Toulouse a son Colleur’ Show

Le Show des Colleurs débarque pour une première édition à Toulouse et promet une soirée hors format. Pensé comme un laboratoire live, ce projet réunit plusieurs artistes émergent·es autour de créations communes, de réarrangements inédits et d’une envie partagée de faire scène ensemble, loin du star system. Le temps d’un concert à la Music Box du Métronum, Baboucan & the Fine Asses invitent le public à plonger dans une nouvelle vague musicale où la curiosité, le collectif et l’énergie brute prennent le dessus.
Au programme de cette soirée du mercredi 18 février : HYL, Amber Maze, Elzeard, Squiller, Miszellany, Baboucan & the Fine Asses et sûrement de belles surprises.
Baboue nous en dit un plus sur ce grand collage live !


Aujourd’hui, les nouveaux formats vidéos, ce sont des personnes seules devant la caméra qui nous parlent de musique ou nous vendent leurs créations sonores, le Colleur Show c’est aussi une alternative à cet algorithme. C’est retrouver des artistes qui, réunis dans la même pièce pendant 48h, travaillent ensemble et surtout prennent du plaisir.

Les sessions Colors ont popularisé une mise en avant très épurée et quasi monochrome d’un·e artiste à la fois. Le Show des Colleurs semble en proposer une version vivante, collective et participative.
Qu’est-ce qui vous intéressait dans ce contre-pied ? 

Ce qui nous a intéressé·es, c’est justement l’endroit où le cadre se fissure, on pense que la création et la beauté émerge des failles, des interstices et de l’être ensemble.
Colors a ouvert une porte très forte : un espace épuré qui recentre l’écoute. Nous, on avait envie de prendre ce principe à rebours, de le faire déborder.  Plutôt qu’un·e artiste isolé·e dans une esthétique parfaite, on propose un espace où on mélange les couleurs de tous·tes justement, quitte à ce que ce soit un peu « crade », moins droit.
En vrai, c’est aussi politique, on avait envie d’un pied de nez aux demandes marketing de l’industrie et des réseaux vis à vis des artistes qui demandent des choses très nettes, lisses, définies, on voulait  remettre du collectif, de l’imprévu, du geste en train de se faire, là où tout est souvent très lisse et très contrôlé. Nous on veut plutôt défendre une musique vivante, poreuse, où les artistes se croisent, se regardent travailler, se répondent.

Comment est née l’idée de réunir ces artistes autour d’un même projet, et qu’est-ce que vous aviez envie de provoquer artistiquement dès le départ ?

Le Show des Colleurs est né un peu en réaction à ce qu’on nous a souvent renvoyé. Sur notre premier EP, on nous a reproché de partir dans tous les sens, de ne pas avoir une direction artistique claire et définie. Or, pour nous, c’est justement ça qui est joyeux : explorer, chercher, tenter. Tant que ça groove et qu’on aime ce qu’on est en train de faire, on se sent à la bonne place.

On a aussi été très influencé·es par Légendes Industries, un crew de rappeurs- producteurs hyper talentueux qu’on admire beaucoup, notamment pour leur manière de documenter leur travail. On aime cette idée de partage, de désacralisation de la création, le fait de montrer comment les choses se fabriquent, avec leurs essais, leurs ratés, leurs fulgurances.

On a eu envie d’étendre notre petit monde, d’y inviter des gens chouettes et de redonner tout ça au public. C’est toujours wow d’assister à quelque chose qui se construit sous ses yeux. Dans les Colleur’show, les transitions ne sont pas masquées, les artistes ne disparaissent pas dans les coulisses, les gestes techniques font partie du spectacle. Ce qui compte, ce n’est pas seulement le résultat, mais le chemin.

Au fond, le Colleur’Show, c’est une tentative de revenir à l’essence de pourquoi on fait de la musique. Ça peut paraître naïf, mais ce qu’on cherche avant tout, c’est à partager des moments ensemble, à se découvrir à travers une passion commune, à expérimenter un temps collectif et horizontal. Un espace qu’on essaie de rendre le plus safe possible, tourné vers la création, sans autre objectif que celui d’essayer, de mélanger nos mondes, de touiller nos univers — et d’accepter d’être surpris·es par ce qui émerge du nouveau cosmos qu’on co-crée.

Photo Baboucan & the fine asses (c) Cedrick Nöt

Le plateau réunit des artistes aux univers très différents, issus de la scène toulousaine et au-delà. Qu’est-ce qui fait le fil rouge de cette soirée, malgré la diversité des styles et des personnalités ?

Le fil rouge, ce n’est pas un style musical, c’est une posture. Tous les artistes invité·es partagent un rapport très incarné à la création : une attention au son, au corps, à l’écoute de l’autre. Ce sont des projets qui acceptent la fragilité, le doute, le jeu et qui sont hyper enthousiastes aux propositions de défis, au jeu, à la co-création.

La soirée fonctionne comme une traversée : chaque univers est singulier, mais tous s’inscrivent dans une même dynamique de partage, de joie d’être ensemble et de partager l’amour de la scène et de la musique. Il y a une confiance collective qui s’installe, et c’est elle qui relie les propositions. Le public ne vient pas “consommer” des sets, il entre dans un écosystème.

On ne vient pas voir une tête d’affiche, on vient vivre un temps collectif. C’est une expérience plus horizontale, plus intime, plus poreuse — un moment à partager, tout simplement.

La Music Box du Metronum s’est-elle imposée comme l’écrin idéal pour ce projet ?

Oui, assez naturellement. La Music Box offre un cadre professionnel tout en restant à taille humaine, ce qui correspond parfaitement à l’esprit du projet. C’est un espace qui permet l’écoute fine, la prise de risque, sans écraser les propositions.
Le Metronum, au-delà du lieu, représente aussi un soutien à des formes hybrides et émergentes. Installer le Show des Colleurs ici, c’est affirmer que ces formats expérimentaux, collectifs et DIY ont toute leur place dans des lieux reconnus, et qu’ils peuvent dialoguer avec des publics larges sans perdre leur radicalité.

Colleur’Show – Mercredi 18 février 2026 – 20h (Music Box / Metronum)
Infos et réservations : https://lemetronum.fr/evenement/baboucan-the-fine-asses/

Attaché de presse musical de métier, Julien est la plus belle plume d’Opus. Un éclectisme aussi riche que sa culture musicale !
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