Prattseul, les fissures musicales d’un cœur d’argile
Crédit photo : Gabbie Burns
Vous le savez sûrement, ces dernières années notre oiseau de nuit préféré s’en est allé prendre l’air du côté de la capitale. À l’automne, il refaisait surface pour partager son Blizzard Moderne -ressenti parisien un peu plus âpre que son vent d’autan natal- qui allait devenir le titre de son premier album.
Un vieil ami, que le public de la ville rose est venu soutenir le 15 avril dernier, qui -après nous avoir emmené dans l’arrière-boutique d’une épicerie de nuit– nous ouvrait ce soir-là les portes de son concert à l’arrière du bistro de quartier Le Bijou. L’occasion pour la salle toulousaine, passée très récemment en jauge debout, d’accueillir de la chanson française, oui mais option rock, avec un supplément slam -version corporelle pas oratoire- pour la première de son histoire sûrement…
Ce premier album rassemble 10 contes contemporains, écrits d’une plume poétique, mis en musique par un simple et efficace duo guitare/batterie, en compagnie de Julien Barbagallo (Tame Impala) sur l’album et de Guillaume Thiburs (I Me Mine) en live. Une aventure musicale autobiographique qui aborde sa métamorphose, l’indifférence moderne ou encore la maladie d’Alzheimer de sa grand-mère…
Un opus qui prend une couleur encore plus rock en concert, pour cet élégant dandy de la chanson française que les toulousain·es de la première heure avaient découvert avec son groupe Blow The Man Down.
