Anouck, le trio qui nous fait voyager

Crédits photo Alicia Gardès

J’ai découvert le trio Anouck par hasard, lors d’un trajet en train et j’ai été scotchée sur place, à 300km/h à travers la campagne.


Vous les avez peut-être découvert.e.s l’an dernier lors de la Fête de la Chanson Politique, mais je parie que vous avez autant voyagé sur l’herbe verte ariégeoise que moi depuis mon Intercités direction Vierzon.


Que ce soit avec leurs polyphonies espagnoles, judéo-espagnoles, occitanes ou encore françaises, quand les voix de Sam Brault, Claire Lenoël et Jessica Valverde se mêlent, je suis à chaque écoute saisie par la justesse et la beauté des arrangements de leurs morceaux qui colorent les chants traditionnels d’une touche moderne aux accents de musiques actuelles.


En 2024 le trio était lauréat d’Occijazz avec leur album « Cabotine », sorti l’année précédente. Après avoir tourné 3 ans avec ce spectacle, iels repartent avec une nouvelle création : « Comae berenices », autour de chants méditerranéens oubliés et revisités et dont le premier extrait, Por Qué Llorax Blanca Niña, est sorti en novembre dernier.


Sur scène, leurs voix sont soutenues par un tom basse, sobre mais qui nous ancre, une caisse claire relevée, un harmonium délicieusement lancinant et un synthé profond qui vient se lover entre leurs voix.

Pas besoin de prendre le train pour voyager, finalement, avec Anouck la traversée est assurée. Prochaine escale vendredi 13 mars au Centre Culturel Henri-Desbals à l’occasion de leur sortie de résidence.

Autrice, compositrice et interprète, Arbas est une amoureuse des mots. Son terrain de jeu favori la chanson à texte.