[LIVE REPORT] Dynamite Shakers – Le Rex

Le 17 avril dernier, quatre vendéens survoltés appelés les Dynamite Shakers enflammaient le Rex de Toulouse. Retour en images et en mots sur cette belle soirée.

Texte par Mathilde
Photos par Marie

Dynamite Shakers, c’est tout d’abord une histoires d’amis, passionnés de rockabilly, et qui décident de reprendre des titres de groupes comme les Stray Cats. Dans leurs compositions, les musiciens restent aussi influencés par des groupes plus récents, comme les Arctic Monkeys. Formés en 2019 par Elouan (chant, guitare) et François (batterie). En 2020, ils sont rejoints par Calvin (guitare), et Lila-Rose (basse et chant). Et les voilà partis pour une aventure qui les imposera comme l’un des groupes de rock français à suivre !

20h. La première partie de la soirée est assurée par un groupe de rock frontal local, Garona, qui vient ce soir-là défendre son premier EP, « Breakout ». Les trois musiciens savent chauffer une salle. L’énergie monte crescendo, la salle tremble et les spectateurs s’agitent. Garona démontre d’une réelle énergie brute sur scène, délivre une rage palpable, échange et connecte avec son public. L’émotion est également au rendez-vous, les garçons semblent émus, touchés et honorés d’assurer cette première partie (surtout qu’ils n’ont été prévenus que 24h avant, chapeau !). Un premier Rex pour Garona, et on l’espère, pas le dernier !

Quelques minutes d’entracte, juste le temps pour le public de retourner prendre un verre ou de prendre l’air, et pour les techniciens de changer le plateau. Puis, l’heure est venue d’accueillir les très attendus Dynamite Shakers ! Dans la salle, les âges sont diversifiés. Les plus anciens, fans de la première heure, attendent impatiemment de découvrir les jeunes prodiges sur scènes. Des plus jeunes sont également au rendez-vous, et seront admiratifs pendant tout le set des jeunes artistes, peut être ce soir-là des vocations naîtront…

Vient 21h, et les quatre musiciens entrent en scène. Entre jeans taille basse, cheveux longs, franges, chemise et chapeau de feutre, les Shakers adoptent le parfait look des années 90. Ticket girl débute, un titre sorti il a quelques années et déjà culte. La batterie galope, le public acclame déjà, le feu démarre. Comme absorbés par leur set, les musiciens délivrent une performance à la fois millimétrée, précise mais profondément sincère.

Ils alternent les titres en français et en anglais, donnant un rythme soutenu à leur live. Les lumières rouges incandescentes s’allument sur Casino. Tout au long du live, le travail des lumières dans leur scénographie apporte énormément de textures et de nuances aux titres. Le groupe joue quelques nouvelles sorties, comme le titre Cinéma, en français lui aussi, et où on entend la voix de Lila-Rose, venant rejoindre celle d’Elouan. Le timbre de la chanteuse apporte une vraie différence aux titres. Tout en douceur, sa voix s’impose face aux guitares. Presque dans un souffle, la voix de Lila-Rose captive le public.

Fidèles à leurs premiers amours, les Shakers reprendront deux titres pendant la soirée, en commençant par C’est comme ça des Rita Mitsouko, où ils seront rejoints par les chœurs du public sur le refrain. Ils reprendront également Hot Stumps de The Controllers, un groupe de Los Angeles des années 70. On cerne un peu mieux la personnalité du groupe : un pied dans le passé mais les guitares bien dans le présent.

Les Dynamite Shakers clôturent leur set par Nightclub, une de leurs dernières sorties, dans une atmosphère intimiste, bouillante, un titre abrasif qui termine d’enflammer le Rex. Les lumières s’affolent, le public brûle, un finish en beauté. Ou presque, car après quelques minutes hors de scène, la bande revient pour un rappel de deux derniers titres : Juste pour toi et What’s goin’ on. Juste le temps pour les plus motivés de se joindre au pogo formé au centre de la fosse. Une performance impeccable, à la fois perfectionnée mais où les musiciens donnent tout sur scène. Un rock ambitieux, précis et tranchant, délivré par des Shakers au charisme désinvolte.

Mathilde est une passionnée de rock sous toutes ses formes : qu'il soit doux et émouvant, énergique ou intense. Elle a toutefois un faible pour le rock britannique mais apprécie toute les formes d'expérimentation musicale, tant qu'il y a une guitare, une batterie et une basse pour donner le rythme !