[LIVE REPORT] This Is Not A Love Song – Jour 2 – 06/06/2026
Photos : Marie Jane FORT | Texte : Vanessa EUDELINE
Dans ce Nîmes ensoleillé, aujourd’hui on pu allier tourisme et musique avec deux des concerts proposés dans le cadre de la programmation off Belles Journées. Le premier en provenance de Lyon, Luje, formation rock psyché réunie au Café Olive puis la cerise sur le gâteau ou plutôt 3 rouges cerises toulousaines : Ultragama, qui a joué son set d’houes instrumentale sur le rooftop du Musée de la Romanité, surplombant les arènes de Nîmes. Rien que ça. Gratuit. À 5h de l’après-midi.
Direction le site de Paloma, toujours aussi chill avec ses espaces merch, disquaire, terrain de beach volley, transats, coussins XXL au sol, balançoire… et même l’espace Barrio où Dolly & Elvis, versions locales, célèbrent des mariages à tours de bras…
À l’intérieur M.A.O Cormontreuil, joyeux trio pop survitaminé, qui a clôturé le line-up de la veille met déjà une grosse ambiance dans le patio.

On poursuit sur la scène extérieure Mosquito avec le premier groupe irlandais de la soirée (il y en 6 à l’affiche ce soir!) : Girl in the year above. Sur scène, un groupe pop rock folk authentique porté par le chant puissant de Jennifer Ball. Sa performance l’est tout autant et au beau milieu de la setlist on reconnaitra Teardrop, cover de Massive Attack, qui a visiblement trouvé sa place sur la bande originale BO du Film Peaky Blinders.
Attention ovni de ce festival qui fait la part belle à la quintessence du rock. Sur la scène intérieure de la Grande Salle, une vingtaine de pieds de micro ont pris place, 6 chanteuses aux cheveux natés dans un foulard les rejoignent. Le guitariste espagnol originaire d’Alicante, Yerai Cortés, nouvelle étoile du flamenco contemporain, entre en scène. Son talent à la guitare flamenco est indéniable, la polyphonie du chœur des six femmes qui l’accompagne en ajoutant leurs voix splendides et leurs battements de mains donnent une dimension cérémoniale au set. Pas de danse, le ballet réside dans la géométrie variable de leurs placements. Un concert inoubliable !

La soirée se poursuit simultanément avec le 3ème groupe irlandais de la soirée Bleech 9:3 sur la scène extérieure et La Sécurité, originaire de Montreal, dans un patio plein à craquer. Deux groupes que nous avons interviewé en début de soirée, on vous poste ça très vite.
Puis, passage obligé devant la prêtresse Jenny Beth, toujours aussi badass et rock n roll avant que ne s’enchainent (toujours simultanément, choisir c’est renoncer comme dirait l’autre) les -très bons- concerts de Cardinals et Bar Italia.
Quasi l’entièreté du public est maintenant réunie faca à la scène Flamingo pour accueillir Fat Dog. Un groupe foutrement déglinguos qui nous offre un concert extrêmement… FAT. 1h de rave party où dance, punk et sonorités instrumentales slaves et tsiganes ont fusionné.
Un joyeux bordel partagé avec mes compères toulousains d’Ultragama, qui nous a donné envie d’inventer le mot déglinguerie ou de tenter la recette des lasagnes au chorizo : car si à l’instar de la musique de Fat Dog, on ne sait pas si les ingrédients fonctionnent ensemble, ça peut s’avérer foutrement délicieux !


La soirée se termine avec deux autres révélation irlandaises : la performance spoken word fascinante, hypnotique et politiquement engagée de Meryl Streek et l’electro punk lascive de Chalk, parfaitement maîtrisée par le trio.
Fin du retour de la suite. On adresse un grand bravo aux équipes qui ont fait vivre cette nouvelle édition avec une programmation taillée pour le clair-obscur, réunissant les aficionados de post-punk sombre dans une ambiance conviviale et colorée et bien sûr à taille humaine.
On souhaite que ce grand retour perdure et que son audace continue à faire rayonner l’Occitanie sur la cartes des meilleurs festivals indie rock du monde.
This Is Not A Love Song, certes, mais ce ne sont pas les paroles qui comptent et ce week-end il n’y avait que des preuves d’amour pour la musique. MERCI TINALS
New Dad
Bleech 9:3
Cardinals
Fat Dog
Chalk




































