[LIVE REPORT] This Is Not A Love Song – Jour 1 – 05/06/2026

Photos : Marie Jane FORT | Texte : Vanessa EUDELINE

Beau week-end, le retour de la suite..

Vendredi 5 juin, sous un soleil radieux, la SMAC nîmoise Paloma rouvrait ses portes au festival indie, This Is Not a Love Song, Tinals pour les afficionados.

Après 7 ans d’absence, ce festival rescapé, porté par l’association Comme On People et Paloma, accueille son public allant des plus avertis – en témoigne les multiples tee-shirts croisés, dégotés dans des merch bien pointus- aux plus curieux.

18h30, Bandit Bandit lance les festivités, sur la scène Flamingo, porté par le chant -français- de la sensuelle Maëva, qui ne manque pas de remercier Paloma qui les a accompagné en résidence artistique il y a de cela 10 ans. Bien avant que le groupe ne fasse sensation sur le territoire national.

Les hostilités sont lancées, la suite se passe du côté de la seconde scène extérieure Mosquito, avec d’autres enfants du soleil : Avalon Bloom, quatuor montpelliérain de rock alternatif, naviguant entre shoegaze, post-punk et dream-pop et simultanément du côté de la Grande Salle intérieure, qui elle, accueille le chanteur belge Dressed like boys.

Et si en pénétrant cette atmosphère feutrée, vous entendiez “j’aime sucer des bites tous les jours” accompagner les notes de piano, il ne s’agissait pas d’une hallucination auditive (mondegreen effect) mais bien des seules paroles chantées en français et rendant hommage à l’artiste queer Jaouad Alloul.

On retrouve la golden hour à l’extérieur, pour accompagner le sextet britannique Black Country, New Road qui mêle les chants et les harmonies musicales réunissant : banjo, guitares, saxophone, flutes et accordéon..

Partie ensuite retrouver un autre sextet nouvelle génération The Sophs, qui brouille les pistes du rock US en nous sortant un tambourin avec une énergie ravageuse. A peine les guitares sont posées sur la Mosquito que le trio québécois Men I Trust nous enveloppe immédiatement de sa douceur du côté de la scène Flamingo. Des mélodies calmes, des rythmes simples portés par le chant de la magnétique Emmanuelle Proulx qui aura mis tout le monde d’accord ce soir…

La prochaine claque de la soirée se joue à 22h50, scène Mosquito où le band Body Horror, originaire de Tottenham prend place.

Au cinéma le body horror est un style fictionnel qui transforme le corps en espace de lutte et provoque un « vertige anxiogène ». Un genre protéiforme. Sur scène Body Horror c’est abrasif, de l’electro-hard-rock, apocalyptique et hybride, traversé par du post-punk noisy et des beats indus… Un genre protéiforme comme au cinéma, porté par l’énergie percutante du chanteur Gethyn Thomas.

Bref, avec Marie on ne sait pas ce que les londoniens nous ont donné sur scène mais ON A ADORÉ.

On jette ensuite une oreille à Ben Kweller qui, malgré l’heure, irradie le public extérieur avec sa folk good vibes. Après ça on a dû filer mais on sait que l’on a raté quelque chose de très très bien : Model/Actriz.

On a déjà hâte de la programmation diurne que nous réservent Belles Journées (le festival OFF de Tinals) dans le centre-ville de Nîmes avant de poursuivre à Paloma pour la suite du festival.

Dressed Like Boys

Black Country New Road

The Sophs

Men I Trust

Body Horror